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Fiches jardinage / Potager / Betterave potagère

Betterave potagère  

Beta vulgaris

Beta vulgaris  (betterave potagère)

Les racines charnues de la betterave potagère sont consommées cuites à l’eau ou à la vapeur, seules ou mélangées à de la salade verte. Dans la cuisine d’Europe de l’Est, on la consomme aussi en potage.

Famille des Chénopodiacées Exposition : 
Type : légume Origine : Europe de l’Ouest    
et Méditerranée

 

Caractéristiques :

Plante bisannuelle, dérivée de Beta maritima qui est une plante commune du littoral de l’Europe du Sud. Sa culture a pris naissance en Allemagne. Elle est caractérisée par sa grosse racine charnue, très nourrissante, de couleur blanche, jaune ou rouge et de forme ronde ou allongée suivant les variétés. Sa hampe florale peut atteindre 1 mètre.


 

Culture :

La betterave préfère les terres argilo-siliceuses ou argilo-calcaires, meubles bien épierrées et abondamment fumées. Il ne faut cependant pas utiliser de fumier pailleux, qui rend les racines fourchues. Un excès de terreau provoque un développement exagéré des feuilles et retarde aussi la formation de la racine. Une terre trop humide diminue la saveur des racines. Pendant la période de végétation, il faut sarcler le sol fréquemment afin de le maintenir propre.
La betterave est sujette à certaines maladies, qu’il faut soigner. Le mildiou, reconnaissable à la poussière grisâtre portée sur la face inférieure des feuilles, est traité préventivement par des bouillies cupriques ; la rouille (due au champignon Uromyces betæ) est traitée elle aussi par des bouillies cupriques ; la cercosporiose, qui provoque l’apparition de taches sèches et auréolées de rouge sur le feuillage, est traitée par une bouillie sulfocalcique ou cuprique ; la jaunisse, qui tache les feuilles de jaune, est combattue en brûlant les plantes atteintes et par désinfection du sol. La maladie du cœur qui fait pourrir les feuilles centrales, semble liée à une carence en bore dans le sol, mais elle peut aussi indiquer une fumure déséquilibrée.
La betterave est aussi la proie des insectes vivant dans le sol : vers blancs et gris, et surtout noctuelles. Le feuillage peut aussi être attaqué par le sylphe opaque et la casside nébuleuse, dont les larves noires mangent le feuillage des jeunes semis. On les détruit à l’aide de pulvérisations d’arséniate de plomb. Les larves blanches de la mouche de la betterave (Pegomyia betæ) s’attaquent aux semis tardifs. Le puceron noir (Aphis fabæ) et les anguillules (Tylenchus dipsaci) sont détruits par désinfection du sol et pulvérisations nicotinées.
La récolte est étalée de juillet à octobre de l’année du semis et doit être terminée avant les gelées. Il est toutefois possible de conserver les betteraves afin de les consommer l’hiver. Pour cela, on les arrache fin octobre, on coupe les feuilles au collet et l’extrémité des racines secondaires. On laisse sécher un ou deux jours, on stratifie dans du sable ou on met en silo. Les betteraves se garderont jusqu’au printemps en cave obscure. Les variétés rouges peuvent aussi être congelées.
Le rendement est environ de 250 kg à l’are. Il est possible de produire soi-même les graines, mais les hybridations étant très faciles, et afin de conserver la sélection grainière, il est nécessaire de n’utiliser qu’une seule variété en vue de la multiplication. Ce sont les racines, mises à hiverner en silo et repiquées en avril-mai de l’année suivante à 60 cm en tous sens, qui, après floraison, produisent les graines.


 

Multiplication :

Les graines sont réunies par 2 ou 3 en glomérules de la grosseur d’un pois. On les sème telles quelles, sans les décortiquer, en les recouvrant de 2 cm de terre et en tassant bien. La levée s’effectue en huit ou dix jours. La durée du semis va du printemps, quand les gelées ne sont plus à craindre, jusqu’en juin-juillet, en place, sous châssis plastique ou en pépinière. En place, semer en lignes distantes de 40 cm ; éclaircir le plus tôt possible, d’abord à 10 cm, pour ne conserver que les plants les plus forts, puis à 30 cm, pour obtenir de grosses racines. Dans les régions aux gelées tardives, il est possible de semer en pépinière en lignes espacées de 10 cm ; éclaircir à 3 cm sur les lignes, puis repiquer à demeure. Pour cela, arracher le plant lorsqu’il possède 3 ou 4 feuilles et lorsque la racine a la grosseur d’un crayon. Couper l’extrémité de la racine, pour diminuer l’évaporation de la plante. Mettre en terre au plantoir, en prenant soin de ne pas recourber l’extrémité de cette racine, et arroser pour faciliter la reprise.

 

 

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